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Rapport d'observation

Monitoring opportuniste par pièges photographiques

Un loup marche dans la neige devant un piège à photos.
Monitoring opportuniste par pièges photographiques pour le loup en 2017. © KORA, DGE-BIODIV VD

Un monitoring opportuniste consiste à installer des pièges photographiques à des endroits qui semblent adaptés, sans répartition spatiale uniforme ou limite de temps. Ce type de monitoring peut être mis en place par exemple suite à des observations fortuites de la population. Il est utile en cas de découverte de proies prédatées (animaux sauvages ou de rente) ou le long de chemins et de pistes d’animaux sauvages, qui ont été identifiés comme étant particulièrement prometteurs en raison d’autres observations comme des traces. Pour les ours, les marquages connus d’arbres sont également utiles. Le monitoring opportuniste peut être utilisé pour toutes les principales espèces dont s’occupe le KORA. Dans la plupart des cas, des gardes-chasse et des particuliers sont impliqués dans la supervision des pièges photographiques et fournissent de précieuses informations. Le monitoring opportuniste peut ainsi notamment fournir des preuves de reproduction et des données sur d’éventuelles extensions de l’aire de distribution d’une espèce, ainsi que sur le nombre minimal d’individus dans une région donnée, même si la taille d’une population ne peut pas être estimée uniquement par ce biais. Ce type de monitoring peut être réalisé tout au long de l’année, mais l’automne et l’hiver sont les saisons les plus propices. Pendant ces mois-là, la probabilité de photographier certaines espèces est en effet plus élevée. Les lynx, par exemple, se déplacent davantage lorsque commence la période des reproduction.

Pour les espèces suivies par le KORA, le monitoring opportuniste par pièges photographiques permet de collecter relativement facilement des informations tangibles (catégorie SCALP 1) notamment sur leur présence et leur reproduction ainsi que, pour le lynx, sur les individus ayant prédaté des animaux de rente.

Dans le cas du lynx et du chat sauvage, le monitoring opportuniste fournit des données précieuses, à la fois temporelles et spatiales, qui viennent compléter celles du monitoring déterministe par pièges photographiques, en fournissant des informations en dehors de la zone et de la période systématiquement couvertes. Il aide à identifier les individus et donc à connaître le nombre de femelles reproductrices et la taille de leurs portées et permet également d’obtenir des informations sur le comportement migratoire des juvéniles, l’occupation de l’espace et les liens de parenté.

Dans le cas des ours, outre les données génétiques, les informations recueillies à partir de photos ou de vidéos d’individus ou de femelles accompagnées de juvéniles distinguables par des caractéristiques naturelles ou artificielles peuvent être utiles pour déterminer la taille d’une population (y compris le nombre de jeunes). Pour ce qui est du loup, le monitoring opportuniste fournit en plus des données sur le nombre de petits, la taille minimale de la meute et la délimitation de territoires voisins.

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