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Rapport d'observation

Populations

Une population de loups peut contenir différentes sortes d’individus et de groupes, qui sont définis comme suit dans le Plan Loup.

Une meute est un groupe d’au moins trois loups, dont au moins une femelle, restant stables durant au moins douze mois (une année biologique) et occupant un territoire commun. Une meute est une unité sociale qui finit par se reproduire, dont les individus cherchent leur nourriture et marquent leur territoire en commun. Des années sans reproduction sont possibles.

Un couple de loups est constitué d’une femelle et un mâle restant ensemble durant au moins douze mois, chassant et se déplaçant l’un avec l’autre. L’occupation d’un territoire n’est pas indispensable, mais possible.

Un loup isolé établi est un loup solitaire vivant au moins douze mois sur le même territoire. La présence temporaire d’autres loups isolés de passage sans lien social entre les animaux sur le territoire est possible.

Un loup isolé de passage est un loup vivant en solitaire sans s’attacher à un lieu ni développer de lien social avec les loups établis (p. ex. un animal en dispersion). La présence temporaire d’autres loups isolés, de couples ou de meutes sur le territoire est possible.

Suisse

Meutes en Suisse (bleu foncé), meutes transfrontalières (bleu clair) et animaux isolés détectés en Suisse par année (rouge = population totale des loups). Les loups adultes et juvéniles sont ajoutés. Sont également comprises les preuves génétiques des loups retrouvés morts, ainsi que des loups observés qui peuvent être considérés comme indépendants (suffisamment séparés de manière temporelle et/ou spatiale des preuves génétiques). Situation au 04.01.2022.

Après leur extirpation, les loups ne sont réapparus en Suisse qu’en 1996. Ils provenaient tous, à quelques exceptions près, des populations italiennes et alpines, une conclusion qui découle de l’haplotype génétique HW22 que ces populations sont seules à posséder. Eu égard à la grande mobilité de l’espèce, on peut supposer que des loups appartenant à d’autres populations continueront à migrer en Suisse. La première meute s’est formée dans la région du Calanda, dans le canton des Grisons, en 2012. Jusqu’à janvier 2022, le nombre de meutes était passé à 16. Une liste mise à jour en continu de tous les loups dont la présence en Suisse a pu être attestée par analyses génétiques est disponible sous forme de fichier PDF (en allemand).

Les preuves de la présence d’individus peuvent être consultées dans le Monitoring Center.

Alpes

Le Wolf Alpine Group (Groupe alpin sur le loup) est un groupe informel principalement composé d’experts en matière de recherche sur la faune sauvage et d’administrateurs, qui se réunissent tous les deux ans dans l’un des pays alpins pour partager leurs expériences, discuter et coordonner le monitoring du loup. Les résultats de ces discussions sont ensuite publiés dans un rapport intitulé « Alpine Wolf Workshop ». Le graphique qui suit est issu du rapport de la 8e réunion du groupe d’experts de 2018. Selon les estimations, la population alpine se composait en 2015/2016 de 65 meutes et 12 couples, sachant qu’un couple est formé d’au moins un mâle et une femelle étant restés ensemble pendant deux hivers consécutifs. Le graphique ci-dessous présente l’évolution du nombre de meutes et de couples dans les différents pays alpins.

Entwicklung der Wolfsrudel und -paaren in den Alpen

Évolution du nombre de meutes et de couples de loups dans les Alpes. F = France (bleu), IT = Italie (vert), CH = Suisse (rouge clair), SLO = Slovénie (violet), TR = transfrontalier (jaune), TR? = probablement transfrontalier (jaune hachuré). Le Wolf Alpine Group ne disposant pas de données concernant l’Italie pendant les années 2012/2013 et 2013/2014, la présentation est incomplète.

Europe

Une évaluation de la situation du loup en Europe a été réalisée en 2018 en vue de l’établissement de la Liste rouge des espèces menacées. Elle a permis d’estimer que la population totale dans l’UE (alors composée de 28 États membres) était comprise entre 13 000 et 14 000 animaux. La répartition du nombre estimé d’individus dans les différentes populations est présentée dans le tableau ci-dessous. La population de la péninsule ibérique forme une sous-espèce distincte.

PopulationPaysEstimation1Tendance
ScandinavieNOR, SWEEnv. 430En hausse
CarélieFINEnv. 200Stable à croissante
Région de la BaltiqueEST, LTU, LVA, POLDe 1700 à 2240Stable
Europe centraleDEU, POLDe 780 à 1030En hausse
CarpatesROU, SVK, POL, CZE, HUN, SRBDe 3460 à 3849Stable
Dinarides/BalkansSVN, HRV, BIH, MNE, MKD, ALB, SRB, KOS, GRC, BGREnv. 4000Inconnue
AlpesITA, FRA, CHE, AUT, SVNDe 420 à 550En hausse
Péninsule italienneITADe 1100 à 2400En légère hausse
Nord-Ouest de la péninsule ibériqueESP, PRTDe 2160 à 2880Stable à croissante
Sierra MorenaESP0Espèce éteinte
1Données de 2016

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